lundi, 08 février 2010
Caméléon en rayon (en bocal, à l'aigre-douce, rôti, au choix)
Une critique très sympa de mon Petit Pot de Colle chez Choisir un livre :
Qu'il est difficile de quitter sa maman ! On est si bien avec elle ! La séparation est ici traitée avec beaucoup d'humour, de finesse, de sensibilité et de délicatesse. Au fil de l'histoire, Petit pot de colle se découvre lui-même, prend confiance, s'amuse, joue, rit et se moque un peu de sa maman ! Le texte est drôle et clair, les illustrations aux pastels secs et aux couleurs douces et fondues sont belles et très représentatives. Ce livre tendre peut aider les enfants à exprimer leur angoisse quand ils sont confrontés à la séparation, étape indispensable pour commencer à grandir.
15:35 Publié dans 3. Articles et pub | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
dimanche, 07 février 2010
Retour de Montbéliard
Deux journées exceptionnelles ! Autant il arrive parfois que les rencontres avec les lecteurs ne soient pas préparées du tout, que les enfants ne sachent même pas qui l'on est, et qu'ils n'aient rien lu du tout, autant certaines rencontres sont riches et passionnantes.
Ce fut le cas ces deux jours : une classe a transformé Le plus beau cadeau du monde en pièce de théâtre (très très drôle !), les plus jeunes ont écrit des histoires à leur façon en transformant mon dragon en mammouth, en licorne ou en ange.
Certains ont commencé à rédiger des romans historiques (avec talent, la relève est assurée !), d'autres ont inventé un conte africain. Tous ont posé tant de questions que jen'ai pu répondre à toutes...
Merci aux enseignants et aux enfants, j'ai été vraiment ravie de partager ces moments avec vous !
(Merci aussi pour tous les dessins : comme je ne pouvais pas tous les mettre, j'en ai choisi deux seulement. Mais tous étaient réussis !)
17:52 Publié dans 2. Salons et rencontres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mercredi, 03 février 2010
Salons 2010, c'est parti !
Je serai jeudi et vendredi dans les classes de Montbéliard et alentours, et samedi au salon Crocmilivres de Dijon, en compagnie de plein de gens bien : Fabrice Colin, Régine Joséphine, Benjamin Chaud, Marianne Barcilon, ... Tout le programme ici.
Si vous passez dans le coin, n'hésitez pas à venir faire un tour.

EDIT : désolée Régine, j'ai dû éditer ce que tu sais, je te raconterai... ^^
09:35 Publié dans 2. Salons et rencontres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
lundi, 01 février 2010
Le jour des abeilles
Le jour des abeilles est un magnifique roman d'amour, où s'entrecroisent intimement les destins des personnages et la Grande Guerre. C'est l'histoire d'une passion dévorante, absolue, mystique, cruelle et violente.
Le narrateur, universitaire passionné par le travail du peintre espagnol Zermano, se rend en Provence, sur les traces de celle qui fut la maîtresse, la muse de l'artiste, et aussi, le professeur en est convaincu, son grand amour. Il veut comprendre pourquoi Zermano a abandonné Louise, au seuil de la guerre, seule dans ce petit village accroché à flanc de collines, au milieu des champs de lavande. Le hasard met en sa possession des lettres de la jeune femme, écrites jour après jour, lettres qu'elle n'a jamais envoyées à Zermano. L'histoire d'amour qui se dévoile alors est douloureuse, terrible. Le peintre croyait mettre Louise à l'abri de la folie des hommes, mais la guerre la rattrape en la personne d'un officier allemand sadique. En pointillés, lettre après lettre, on découvre cet épisode abject qui donne son titre au roman. On le pressentait depuis le début, mais l'histoire va se révéler plus monstrueuse encore. Parce que cette après midi, qu'on croyait être le point culminant du récit n'en est que le point de départ. Pour Louise, c'est le début de l'horreur. Pourtant, blessée, mutilée, humiliée, la jeune femme ne renie jamais son amour pour Zermano. Elle s'engage dans la Résistance, refuse d'abandonner.
C'est poignant, écrit dans un style poétique où fleurissent les métaphores. Ca sent la lavande, le miel, le thym, le sang, les larmes.
J'avais lu le jour des abeilles il y a plusieurs années, et ne me restait que le souvenir d'une lecture coup de poing. Je ne regrette pas de l'avoir relu : cette histoire résonnera longtemps en moi.
15:19 Publié dans 5. Les livres des autres | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
samedi, 30 janvier 2010
Azilis tomes 1 et 2 (lecture Intranquille 3)
Je suis désolée, j'ai totalement spoilé les deux tomes, mais c'est pour la bonne cause. Et franchement, ça vaut le coup de les lire, c'est nettement plus palpitant que ce que j'en dis.
Au Vè siècle, en Gaule, Azilis s'échappe de chez elle, fuyant son frère aîné, violent et tyrannique qui veut la marier de force. La jeune fille, qui a une éducation solide et un don étrange pour soigner, refuse de devenir une épouse soumise. D'autant plus que son cœur bat pour son cousin, l'envoûtant barde Aneurin, qui revient de Constantinople avec des tonnes d'histoires dans ses bagages, ainsi qu'une épée magique, Kaledvour, qu'il veut remettre au roi des bretons, Ambroisius. Azilis prend donc la route avec son esclave Kian et son cousin. A la mort de ce dernier, tué par les hommes de son frère aîné, elle décide de poursuivre la mission d'Aneurin et de remettre elle-même l'épée à Ambroisius qui combat les Saxons.
Et tout à coup, l'histoire bascule (je n'avais rien vu venir, tout emportée que j'étais par les aventures d'Azilis et son histoire d'amour avec Kian). Après une traversée mouvementée de la mer, les compagnons parviennent enfin au camp des bretons, mais le roi est mort. C'est le jeune Arturus qui lui a succédé, un chef charismatique, secondé par le troisième frère de la jeune fille, dont on n'avait plus de nouvelles depuis le début : Caïus, surnommé Kaï. L'épée Kaledvour donne la victoire à l'armée bretonne.
Vous l'aurez compris, le récit a basculé de façon très cohérente (si j'avais su ouvrir les yeux au lieu de béer d'admiration devant Kian, les indices étaient habilement disséminés tout au long du roman) dans le mythe arthurien, dont l'auteur est par ailleurs spécialiste (et on sent qu'elle sait ce qu'elle raconte). Et que c'est bon, nom d'un chien ! Azilis, surnommée Niniane, vole sur le champ de bataille, telle une fée, pour soigner blessés et retrouver Kian pour qui son cœur s'est enfin décidé à battre.

Dans le second tome, Azilis-Niniane devient l'apprentie de Myrddhin, l'Initié, à la séduction dangereuse et ensorcelante. La jeune fille a du mal à lui résister, d'autant que le taciturne Kian est parti, enrôlé par Arturus. Elle découvre les mondes insoupçonnés de la magie, elle apprend à utiliser son don. Et soudain, par delà les mers, elle entend l'appel de son frère jumeau, resté au monastère (ah oui, j'ai oublié de vous en parler, mais il a une place très importante dans les deux tomes). Il lui faut absolument repartir en Gaule.
J'ai beaucoup beaucoup aimé. Je suis bien sûr amoureuse de Kian (je déteste ce manipulateur de Myrddhin, oui oui, même si j'aime Merlin), et je me sens particulièrement proche d'Azilis, rebelle à toute autorité, qui défie les lois humaines et surnaturelles. Elle souffre, se trompe, mais elle assume et agit. Une vraie bonne lecture, et bien écrite en plus. Le troisième tome devrait sortir fin 2010.
Azilis, l'épée de la liberté et La nuit de l'Enchanteur, Valérie Guinot, chez Rageot bien évidemment.
14:20 Publié dans 5. Les livres des autres | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
vendredi, 22 janvier 2010
A l'abordaaage !
Aujourd'hui, note copinage : si vous ne connaissez pas l'illustrateur Gynux, allez donc faire un tour sur son site. Dans la rubrique news, son pirate y expose jour après jour ses secrets et ses règles de bonne conduite. Hilarant !
Je vous mets en lien celle-ci, celle-là, ou tiens, celle-là encore. Pour le reste, je vous laisse vous amuser directement chez lui, par là.
Illustration de Gynux, leçon 19b, Faire face aux fins de mois difficiles...

16:21 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
jeudi, 21 janvier 2010
Oskar poursuit seul son chemin
Oskar n'est plus disponible dans la plupart des librairies depuis près d'un an désormais. Il ne sera pas non plus réédité, c'est définitif. C'était mon tout premier album...
Mais il aura très bien vécu : j'ai fait des quantités d'interventions dans les classes avec lui, les enfants ont fait des spectacles, des marionnettes, des dessins, un spectacle musical, des histoires, des maquettes, une méthode de lecture, de la gymnastique (si si, et c'était adorable !) avec lui. Je crois que les enfants l'aimaient bien...
Une amie instit m'a offert ce week end un Oskar de carton, laine et "peinsucolle" (c'est bien ça, Lo ?) réalisé par sa classe, parce que ses petits élèves sont en train d'étudier mon album. Il est beau, non ?
13:55 Publié dans 1. Mes livres | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
lundi, 18 janvier 2010
Anita Blake (Dark Side Challenge 1)
Anita Blake est Réanimatrice : elle réveille les morts (très pratique quand on a un souci d'interprétation sur un testament) pour le compte d'une petite société. Elle côtoie donc au quotidien zombies, goules, lycanthropes, rats-garous (ça a l'air sympathique comme tout, présenté comme ça, mais les rats-garous font 1.50m au garrot, sont couverts de poils, et ont une furieuse propension à ne se déplacer que par groupes de plusieurs centaines d'individus. Moins mignons, d'un coup, les ratounets, hein ?), et autres charmantes créatures de la nuit, qui dans ce monde ont acquis un statut social. On songe même à leur accorder le droit de vote, c'est dire.
La Reine des Vampires, un peu sur les nerfs depuis qu'on lui massacre à tour de bras ses buveurs de sang les plus puissants, fait appel à Anita pour qu'elle enquête sur ces meurtres. Ce qui pose un léger souci : Anita, surnommée l'Exécutrice, n'est pas franchement ravie. Pour elle, un bon vampire est un vampire mort. Enfin, vraiment totalement et irrémédiablement mort (je sais, ça fait beaucoup d'adverbes, mais je fais ce que je veux, c'est mon texte). La reine a toutefois des arguments imparables pour obliger la belle à jouer les détectives (en clair, si elle refuse, elle meurt. Convaincant, non ?). Inutile de préciser que les vampires ne sont pas non plus au comble du bonheur à l'idée de savoir l'Exécutrice dans les parages immédiats de leur cercueil.
Bref, ça bastonne, ça saigne, ça mord, ça gigote dans les tombes, mais... je n'ai pas été conquise. Ca se lit, sans plus. L'intrigue se tient, mais n'a rien de révolutionnaire (des meurtres, des faux coupables disséminés en chemin, et un méchant somme toute pas trop difficile à identifier). C'est surtout le traitement du personnage d'Anita qui m'a posé problème. Trop schématique, sans émotion, un humour pas assez décapant.
Et puis, j'ai beaucoup de mal à adhérer à l'esquisse d'histoire d'amour qui va sans doute se dérouler dans les prochains tomes (enfin, j'imagine) : celui qu'on essaie de me refourguer comme hot man, le charismatique et sexy vampire Jean-Claude (oui, je sais...) porte des chemise à jabot en dentelle. Et là... c'est juste pas possible.
Dans le même genre, j'ai préféré cent fois la série Mercy Thompson : beaucoup plus drôle, mieux écrit (parce que bon sang, les concordances de temps, c'est pas fait pour les chiens !), avec une héroïne attachante et toute une galerie de personnages nettement mieux campés. Et aucune chemise en dentelle. Ca fait toute la différence.
Anita Blake, Plaisirs coupables, de Laurell K.Hamilton
Lu dans le cadre du Dark Side Challenge. 1/12

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vendredi, 15 janvier 2010
le fusil de chasse

Il n'est jamais trop tard... Je viens de découvrir ce magnifique roman de Yasushi Inoué, tout à la fois terrible et pudique.
Suite à la publication d'un de ses poèmes dans une revue de chasse, un poète reçoit une lettre d'un chasseur, Josuke Misugi, convaincu qu'il est le personnage qui a inspiré ce texte. Bouleversé que l'auteur soit parvenu à mettre des mots sur sa solitude, il joint à son envoi trois lettres de femmes, comme pour éclairer celui qu'il est. Il demande seulement au poète de les lire.
A travers ces lettres, trois figures de femmes se dessinent : Saïko, sa maîtresse qui vient de se suicider, Shoko, la fille de celle-ci, et Midori, son épouse. Chacune d'entre elles raconte à sa façon la relation adultère de Josuke et Saïko, et dresse un portrait du chasseur, en creux. Les sentiments sont malmenés, ça fait mal, la trahison, le ressentiment, la souffrance ont la part belle, et pourtant, tout est retenu, élégant, concis.
Chaque lettre apporte un éclairage nouveau aux relations des personnages, et chaque nouvelle révélation semble prendre tout naturellement sa place dans l'ensemble. La dernière lettre, celle de Saïko, qui fait le choix de se suicider, est très belle. Sereine et apaisée, elle évoque le bonheur d'aimer aux côtés de Josuke, bonheur sans égal.
Une tragédie douce et violente à la fois, une très belle lecture.
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lundi, 04 janvier 2010
Moment de grâce
A la rencontre des cygnes, Aurélien Loncke, Ecole des Loisirs
Dans une forêt enneigée et silencieuse, des sculptures de glace, un étang gelé. Des frères qui attendent l'arrivée d'un vol de cygne. C'est lent, d'une lenteur où l'on savoure chaque mot posé sur la page. Le temps s'arrête, le drame survient. La douleur de celui qui reste, indicible.
J'ai peur de trop en dire, de briser le charme, de réduire en miettes la poésie des phrases et la violence et la pudeur des émotions. Fragile et magnifique.
Juste un extrait, à propos des cygnes.
Tu ne les as jamais vus se poser en même temps sur l'eau étale, continue Amblin en oubliant de chuchoter. Moi, si. Crois-moi, c'est à couper le souffle. Ils tournoient d'abord au-dessus des cimes dans un joyeux désordre. On dirait des anges qui imitent une nuée de chauves-souris. Ensuite, ils perdent de l'altitude pour se poser tous ensemble, telle une pluie d'ailes. Une averse d'ailes ! Leurs pattes font des ondes à la surface de l'eau, des ondes qui se transforment en vaguelettes pour rouler jusqu'à la rive. Les oiseaux sur leur passage tanguent comme des bateaux, chacun leur tour, et c'est beau à en mourir.
21:44 Publié dans 5. Les livres des autres | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
vendredi, 01 janvier 2010
The Dark Side challenge
Histoire de bien débuter l'année, je me suis lancée grâce à Virginie dans ce Dark Side Challenge, consacré aux créatures de la nuit (vampires, loups garous, zombies, fantômes, sorciers et n'importe lequel de leurs autres petits camarades, du moment qu'ils sont infréquentables pour tout humain normalement constitué).
Voici donc ma liste (que je modifierai sans nul doute en cours d'année) :
1. Anita Blake, tome 1, LK Hamilton
2. Mercy Thompson, tome 4, P Briggs
3. Marquée, PC+K Cast
4. Les étranges sœurs Wilcox, F Colin
5. Comment se débarrasser d'un vampire amoureux, B Fantaskey
6. Au bord de la tombe, J Frost
7. Gris secret tome 3, L Faria Stolarz
8. Evermore tome 2, Alyson Noel
9. La cité des ténèbres tome 3, C Clare
10. Je suis ta nuit, L Le Borgne
11. Darkside tome 2, T Beckett
12. La voie des Ombres tome 2, B Weeks
Si vous avez des suggestions pour remplacer certains de ces titres, des incontournables, des coups de coeur, je prends !
19:29 Publié dans 5. Les livres des autres | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
mercredi, 30 décembre 2009
Bilan 2009
Le bilan des mots-clés tapés dans google pour arriver jusqu'ici est décevant cette année, je dois bien l'avouer. Me serais-je cassé la tête pour rien, il y a quelques mois ? Pas tout à fait : grâce à cette note surréaliste, j'ai attiré ici de pauvres internautes :
- "quelle marque d'harmonica acheter ? ", se demandent-ils. Etant responsable de votre dérive bloguesque, je me vois dans l'obligation de répondre à cette question. Hélas, j'étais harpiste, moi, dans une autre vie, et j'avais une David. Evidemment, il est difficile de faire vibrer des cordes en soufflant dessus, mais avec un peu d'entraînement, qui sait ? Bonne chance à vous, intrépides internautes !
Je retiens de cette année également :
- "patte de millefeuille" : il revient régulièrement, celui-ci. Je commence à avoir vraiment peur.
- "gargouillis" : un souci de digestion post-fêtes de fin d'année, sûrement.
- "pub salon" : accolés, je me demande s'il ne manque pas un "o" à salon... De toute façon, je m'égare, ceci est un blog de littérature pour la jeunesse, les auteurs sont donc des êtres sains de corps et d'esprit, qui ne boivent ni ne fument et courent tous les matins leurs dix bornes en écoutant The Eye of Tiger, et reviennent à la maison sans avoir transpiré une seule goutte. Parfaitement.
- "pet" : vraiment, je ne vois pas.
- "découvrir le crocodile à la maternelle" : c'est sûr, c'est quand même diablement plus original que l'anglais ou l'allemand. Je vote pour.
- "cabane à plumes" : moui. Alors... Même les trois petits cochons ne s'y sont pas risqués. A mon avis, laissez tomber.
- et bien sûr, l'inévitable et de plus en plus courante "fiche de lecture" : je suis très tentée de mettre en ligne des résumés bidons, des fiches de lecture parsemées de contre-sens monstrueux. J'en rigole d'avance...
Sinon, en ce qui concerne les futures parutions, il y aura cette année des dauphins, des vampires, un loup magnifique, un train fantôme et éventuellement d'autres petites choses.
Que l'année 2010 vous soit douce, lumineuse, pétillante et créative !
mardi, 22 décembre 2009
Une journée efficace
Mon mec en toc, de Kate Brian
Il ne faut pas se laisser influencer par la couverture, m'étais-je dit. Forcément, caché sous une illustration pareille, si rose, pailletée (oui, vraiment laide, en fait), doit se trouver un texte frais, guimauve certes, mais sympathique. Du genre d'une comédie romantique avec Sandra Bullock. Léger pour les neurones, léger pour les bobos de l'âme, parfait pour la plage (oui, on peut rêver : je vous rappelle que nous avons frôlé le -30° il y a trois jours).
C'est raté. L'intérieur est aussi rose que l'extérieur, mais du genre rose barbie, pailleté beverly hills, goût malabar étouffant. Intrigue éventée dès la page 12 (sans mentir), personnages nettement moins attachants que ceux de Quatre filles et un jean, Une irrésistible envie de sucré ou des Vampires de Manhattan, pour citer des exemples qui relèvent du même style de lecture, situations téléphonées, répliques clichés.
Bof, on oublie.
Conspiration 365, Janvier, de Gabrielle Lord
Mieux. Beaucoup mieux. Celui-ci, je l'ai acheté parce que j'étais intriguée par le concept, terriblement commercial (douze romans, parution prévue sur douze mois, un ado doit fuir les méchants qui lui veulent du mal durant une année entière), et que je voulais voir ce que ça allait donner.
Ce premier tome devait réussir la gageure de présenter les personnages principaux, d'esquisser leurs relations, de lancer l'intrigue, et de rendre le tout suffisamment mystérieux et intrigant (forcément, un pari sur 12 tomes, c'est risqué).
Finalement, ce n'est pas si mal, si on excepte le découpage heure par heure de chaque journée du mois de janvier (très agaçant, et parfaitement inutile. J'imagine que ça se veut effet 24h, mais pas de Jack Bauer ici). Le début enfile les clichés comme des perles : Cal, le jeune héros, est abordé en pleine rue par un type mourant qui ne peut lui révéler que quelques mots d'un terrible secret le concernant, les personnages sont assez schématiques : l'oncle antipathique, le copain grosse tête prêt à tout pour aider son ami, la petite soeur qu'il faut protéger, le père privé de la parole par une maladie nerveuse, et qui communique par "association de dessins" -mouahaaha !! comment mettre du mystère de façon subtile, ...
Et pourtant, le suspens fonctionne, on se prend au jeu. C'est loin d'être le roman le plus palpitant que j'aie lu, mais j'achèterai la suite, pour voir.
En deux phrases : le jeune Cal est le détenteur d'un secret, l'Enigme Ormond, que son père lui aurait confié par le biais de dessins, juste avant de mourir. Or beaucoup de monde semble s'intéresser de près à ce mystère, et Cal comprend qu'il va devoir survivre une année entière, en fuyant, avant d'être enfin en sécurité.
A noter, l'auteur semble être une spécialiste du thriller adulte, et je pense que les autres tomes vont lui permettre de se laisser un peu plus aller, au delà des contraintes forcément réductrices d'un premier tome. Il y a un site dédié, chez Rageot, que je vous laisse trouver tous seuls. Oui, je suis dure, je sais, mais j'assume.
Une bonne journée de lecture, en somme...
19:53 Publié dans 5. Les livres des autres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 20 décembre 2009
le mec de la tombe d'à côté
Le titre ne me faisait pas envie : je déteste le mot « mec », que je trouve trop djeuns ("type", quand même, c'était mieux, surtout pour des héros qui ont dépassé la trentaine. Non ?), et la couverture faisait carrément Petite maison dans la prairie. Le concept, lui, ressemblait furieusement à L'Amour est dans le pré. Bref, rien de bien folichon à se mettre sous la dent à priori. Sauf que je l'avais déjà rencontré de nombreuses fois sur la blogosphère, ce roman, et que les avis étaient enthousiastes, alors je me suis lancée.
Le fait est que l'histoire est agréable : Désirée et Benny se rencontrent dans un cimetière, et malgré leurs différences (elle est bibliothécaire, vaguement coincée, elle vit dans un appartement uniformément aseptisé, lui est éleveur, joue au crétin dès qu'on prononce le mot culture et vit dans une ferme proche du cliché tant elle paraît sale), ils se retrouvent rapidement au lit tous les deux. Parce qu'au départ, c'est ce qui les rapproche, cette impression de vivre, enfin, dans les bras l'un de l'autre. Sauf que leur mode de vie et leurs aspirations sont vraiment trop éloignés, la belle entente se teinte de doutes, le fossé se creuse, le vernis se craquelle, et tout s'effondre.
Oui, bon... Une histoire romantique pas nunuche, deux personnages vrais qui sont en train de passer à côté de leur vie, une fin attendrissante, une narration alternée (ça, par contre, j'aime beaucoup : les points de vue de Désirée et Benny sont acides, mordants, drôles, et finalement terriblement tristes), et pourtant... l'ensemble ne m'a pas vraiment touchée.
Une lecture agréable, mais pas un raz de marée émotionnel.
Le Mec de la tombe d'à côté, de Katerina Mazetti, chez Babel
20:16 Publié dans 5. Les livres des autres | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Un peu de soleil...
Voici quelques images extraites du Miracle du lagon (non, ne cherchez pas, Brooke Shields n'y figure pas), merveilles issues des crayons d'Arnaud Hug.


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